Récit fondateur (538-332 av. J.-C.)
16 À
la femme il dit: "J'aggraverai tes labeurs et ta grossesse; tu enfanteras
avec douleur; la passion t'attirera, vers ton époux, et lui te dominera."
21
L'Éternel-Dieu fit pour l'homme et pour sa femme des tuniques de peau, et les
en vêtit.
23 Et
l'Éternel-Dieu le renvoya du jardin d'Éden, pour cultiver la terre d'où il
avait été tiré.
24 Ayant chassé l'homme, il posta en avant du jardin d'Éden les chérubins, avec la lame de l'épée flamboyante, pour garder les abords de l'arbre de vie. — La Bible, Genèse - Chapitre 3, trad. Zadoc Kahn, 1899.
◊
À Sparte. —
Les femmes n´étaient point regardées comme une moitié du genre
humain, destinée aux douceurs de la société. À Sparte, elles n´étaient
regardées que comme des êtres machines, nécessaires à la reproduction de
l´espèce humaine ; et il faut convenir que, dans ce sens, Lycurgue avait
parfaitement saisi ce qui pouvait frapper à son but.
Pour enlever aux femmes l´empire des sens, il leur ôtait la faculté d´agir sur l´imagination : il ôtait, comme dit Montesquieu, la pudeur à la chasteté. Dans les assemblées, dans les fêtes publiques, les jeunes filles étaient obligées de danser, ou de lutter absolument nues. L´œil féroce du Spartiate dédaignait de s´arrêter sur celles qu´il avait vues dans l´état même des animaux, et sa fierté ne lui permettait pas de soupirer aux pieds d´un objet que la loi traitait avec tant de mépris. — Antoine Ferrand, L´Esprit de l´Histoire, T. 1, 1809. Lettre IX. De Lycurgue et de l´Histoire de Sparte. p. 194
◊ Feu M. le Prince, Henri de Bourbon. —En une débauche, il passa tout nu à cheval par les rues de Sens, en plein midi, avec je ne sais combien d'autres tout nus aussi. (Monmerqué T. 2) — Tallemant des Réaux, Historiettes, éd. 1834.
◊ Ici (dans un camp de nudistes) « les plaisirs de l'imagination », que Montaigne disait être les plus grands, n'existent pas devant la rude réalité. — (Kienné de Mongeot)
◊ Les maîtres du métier ordonnent pour remède aux passions amoureuses, l'entière vue et libre du corps qu'on recherche : que pour refroidir l'amitié, il ne faille que voir librement ce qu'on aime. Ille quod obscœnas in aperto corpore partes Viderat, in cursu qui fuit, haesit amor. [Parce que celui-ci, du corps mis à nu, avait vu les parties honteuses, au milieu de sa course s'arrêta son amour.] Ovide, Les remèdes d'amour, 429-430. - II, 12 — Montaigne, Essais, 1595, Céard, p. 756.
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| Krombacher |
L´érotisme, c´est là où le vêtement bâille.
Séduction féminine. Montrer trop tout de suite pour attirer les hommes : c´est une erreur.
◊ Quoi que disent les femmes de ce grand royaume du Pegu, qui au-dessous de la ceinture n’ont à se couvrir qu’un drap fendu par le devant : Il se pourrait dire qu’elles y perdent plus qu’elles n’avancent : et qu’une faim entière est plus âpre que celle qu’on a rassasié par les yeux. — Montaigne, III, 5 – Sur des vers de Virgile.
> Dans ce pays lointain, elles sont quasiment à poil, ou empaquetées de noir comme un vieux pirate de Callas ; cela ne change rien, puisque leurs mecs sont tous pédés.
La nudité frontale heurte la respectabilité bourgeoise.
Références
↑ Bible Montaigne Ovide INDEX
<> 15/01/2026





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