#Thomas Hiztlsperger
„C´était l´Enfer.“ – Bougrerie dans le Ballon rond :
un ancien joueur professionnel révèle son calvaire en Bundesliga.
Thomas
Hitzlsperger (*1982) avait parfaitement conscience de sa différence quand il
jouait à Stuttgart, à Wolfsburg et à Rome. L´ancien champion se penche sur ses
années de galère, — du moins sur le plan personnel.
Son désagrément se
traduisait physiquement par des réactions incontrôlables. « Ma tension interne
était telle, que je me mettais à suer à tout moment, sans cause extérieure. J´étais là, au
déjeuner, à table à midi, et je transpirais comme un malade. » [1]
De 25 à 30 ans [en
2007 – 2012] Hitzlsperger se rend compte
qu´il n´est pas à l´aise dans le monde du ballon professionnel ; l´ambiance des vestiaires n´est plus son truc.
Le quadra se remémore aujourd’hui ses réflexions d´alors : je me disais en
moi-même : « Je suis autre, je suis radicalement différent. Le gars n´avait aucune envie de sortir en boîte avec ses coéquipiers pour
draguer les nanas. Pour moi, c´était clair : « Moi, j´aimerais
rencontrer un mec…, — et là, …ça ne passe pas ! Il y a comme un lézard. ».
Son transfert en Italie
en 2010 [28 ans] aggrave la situation. « Ça allait encore, depuis
que j`avais pris conscience de mon inclination véritable, à Stuttgart, mais mon
expérience au Lazio de Rome a été un déchirement. Dans les vestiaires,
c´étaient les sempiternelles questions sur ma petite famille, ma femme, les
gosses… « Il faut que je foute le camp », pensai-je. Il est vrai
aussi que la langue et l´environnement nouveau n´arrangeaient pas les choses.
« Je ne peux vraiment pas expliquer à
l´entraîneur que j´ai un problème, des angoisses récurrentes, et que je suis
pédé — par-dessus le marché ! Ça n´allait
pas du tout. Mes six mois à Rome furent un enfer. Mais à cet âge, je ne pouvais
pas arrêter brusquement ma carrière, sans une raison objective, avouable. C´est ainsi que j´ai dû patienter encore deux ans avant de
sauter le pas. Mais pour moi, il était clair que je ne pouvais pas me contraindre
plus longtemps. »
Toutes ces années gâchées, avant de se décider
à ne pas céler sa bougrerie.
« Longtemps j´ai refusé de reconnaître
mon inclination. » Son éducation catholique l´inclinait plutôt à penser
que la pire chose qui pût lui arriver, c´était de se savoir pédé. Néanmoins,
après qu´il eut lui-même accepté le fait, irrécusable, les échanges s´avérèrent
plutôt positifs, que ce soit avec des amis proches ou la famille.
Mais on était encore loin d´un aveu public,
inimaginable dans ce milieu professionnel. > Les parrains de la pub, l´image auprès
des ados et des machos Kro. « Impensable pour moi, d´être encore l´attaquant
adulé, après avoir déballé mes mœurs au vestiaire et aux commères ; c´était
incompatible. De surcroît, avec le regard des médias braqué sur mes exploits, le
risque de perdre la face…, c´était inimaginable.
Des années ont passé avant
qu´Hitzlsperger ne s´autorise à avouer publiquement son goût pour les hommes.
L´occasion s´est présentée en 2013
[31 ans], quand il a raccroché les crampons, et mis un terme volontairement à sa
carrière professionnelle, pour devenir consultant.
↑1-
NDR-Podcast "Wie geht's? – émission
de Robin Gosens.
↑Source: dpa - T-online
# Thomas Hitzlsperger - Aston Villa 2000-2005
ANXIÉTÉ n. f. (lat. anxietas). Angoisse, inquiétude,
tourment d'esprit : vivre dans l'anxiété.
◊ La thérapie nue ou Cure nudiste
soigne l´anxiété en mettant les participants à poil. Cette méthode innovante restaure
l´harmonie du corps et de l´âme, elle rétablit l´équilibre de l´être intégral.
◊ Et dans ce pays, même ce
calme, même ces beaux temps,
étaient mélancoliques; il restait, malgré tout, une inquiétude planant sur les choses; une anxiété venue de la
mer à qui tant d'existences étaient confiées et dont l'éternelle menace n'était
qu'endormie. —LOTI, Pêcheur d'Islande, 1886.
◊ Le plus souvent l'amour
n'a pour objet un corps que si une émotion, la peur de le perdre, l’incertitude de le retrouver se
fondent en lui. Or ce genre d'anxiété a une grande affinité pour les corps.
Il leur ajoute une qualité qui passe la beauté même, ce qui est une des raisons
pourquoi l'on voit des hommes, indifférents
aux femmes les plus belles, en aimer passionnément certaines qui nous semblent laides.
À ces êtres-là, à ces êtres de fuite, leur nature, notre inquiétude attachent des ailes. — PROUST,
La Prisonnière, 1922.
◊ Saccard vivait, d'ailleurs, dans un tel désir,
dans une telle anxiété du succès, que ses autres appétits allaient en rester comme diminués et paralysés, tant qu'il
ne se sentirait pas triomphant, maître indiscuté de la fortune. — ZOLA,
L'Argent, 1891.
Références
↑ Encyclopédie_universelle.fr-academic
anxiété Thomas Hitzlsperger "Der Hammer"
# anxiété sueur embarras - réaction physique
et stress durable- pression sociale conformité - désir réprimé
↑► sueur
↑► Loti Proust Zola INDEX
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<> 26/09/2026