samedi 9 novembre 2024

Galerie - 6

 




Pavol Breslik (d.) et Amir Katz Winterreise Berlin Philharmonie : Liederabend 4 Février 2018.

© Markus Gögelein






Franz Schubert : Samuel Hasselhorn baryton (* 1990)


 

 

 

 

 

Galerie - 6

#Galerie

<> 08/04/2025

vendredi 1 novembre 2024

Pavol Breslik - ténor

 

Pavol Breslik, ténor slovaque *1979 (45 ans). Actif depuis 2001 (22 ans).

Formation : Académie des Arts de Banská Bystrica et Centre lyrique (CNIPAL) à Marseille.

  • Breslik a fait partie de la troupe du Staatsoper Unter den Linden de Berlin de 2003 à 2006, sous la férule de Daniel Barenboïm. Il a interprété  Nemorino dans L’Élixir d’amour et Belmonte dans l´Enlèvement au sérail.


Son répertoire inclut des œuvres de Mozart, Verdi, et Donizetti, notamment :

  • Tamino dans La Flûte enchantée
  • Don Ottavio dans Don Giovanni
  • Lenski dans Eugène Onéguine
  • Gennaro dans Lucrezia Borgia

Il a chanté dans de prestigieuses maisons telles que :

  • Metropolitan Opera de New York
  • Royal Opera House de Covent Garden
  • Opéra National de Vienne
  • Bayerische Staatsoper de Munich (Lucrèce Borgia de Donizetti avec Edita Gruberova, sa compatriote)
  • Staatsoper Berlin (Faust de Gounod)

Représentations au programme.

En 2024, il interprétera Narraboth dans Salomé et Tamino de La Flûte enchantée à l'Opéra Bastille. Pour la saison 2024-2025, il interprétera Faust dans Mefistofele de Boito à Dresde et Lohengrin dans une nouvelle production à Dresde.

Pavol Breslik a participé également à de nombreux concerts, notamment sous la baguette de Kurt Masur et de Riccardo Muti. Il a un répertoire varié, incluant des œuvres de Dvořák, Schubert, et des poèmes de Victor Hugo mis en musique par Franz Liszt.

Breslik souligne l'importance de l'émotion dans la musique, affirmant que la technique vocale doit servir l´expression des sentiments, et susciter l´émotion de l´auditeur. La musique est un langage universel, mais la maîtrise du texte  est un atout pour cet interprète aussi à l´aise en français qu´en allemand et dans le répertoire slave.

Pavol Breslik (ténor) et Malcolm Martineau (piano) au Capitole de Toulouse en 2023.

Au programme, les Mélodies Tziganes d’Antonin Dvořák en tchèque, des Lieder de Franz Schubert (dont Erlkönig, sur un poème de Goethe), quatre poèmes de Victor Hugo mis en musique par Franz Liszt, et des mélodies de Mikuláš Schneider-Trnavský en langue tchèque. — (Timothé Bougon)

< Hans Castorp avait pour ce disque une vive préférence. >  

Der Lindenbaum  F. Schubert, Winterreise.

Il s’agit d’un lied, d’un de ces lieds, chefs-d’œuvre tirés du fonds populaire qui doivent précisément leur spiritualité et leur humanité particulière à cette double origine… Pourquoi tant de détours ? C’était le « Tilleul » de Schubert, c’était tout simplement : « Près du puits, devant le portail », cette chanson à tous familière.

 Un ténor la chantait, avec accompagnement de piano, un garçon plein de tact et de goût, qui savait traiter son sujet à la fois simple et sublime avec beaucoup d’intelligence, de sens musical et de justesse dans la déclamation. 
On n’ignore pas que l’admirable chanson est dans la bouche du peuple et des enfants un peu différente de sa forme artistique. Ils la simplifient le plus souvent, la chantent d’un bout à l’autre par strophes, sur la mélodie principale tandis que dans l’original cette ligne populaire est modulée en bémol dès la deuxième des strophes de huit lignes, pour revenir au dièse avec le cinquième vers, qu’elle est ensuite interrompue d’une façon très dramatique lors des « vents froids » et du chapeau qui s’envole, et qu’elle ne reparaît qu’aux quatre derniers vers de la troisième strophe qui sont répétés pour que la chanson s’achève. 
L’inflexion particulièrement prenante de la mélodie se reproduit trois fois, dans sa deuxième moitié modulée, la troisième fois par conséquent lors de la reprise de la dernière demi-strophe, « Voici bien des heures… » Cette inflexion magique que nous ne saurions cerner d’assez près par les mots, accompagne les fragments de phrases : « Tant de chères paroles », « Comme s’ils me faisaient signe », « Loin de cet endroit », et la voix de ténor, claire et chaude, si experte à ménager le souffle, inclinant à un sanglot plein de mesure, la chantait chaque fois avec un sens si intelligent de la beauté de cette phrase qu’elle touchait le cœur de l’auditeur, d’autant plus que dans les lignes : « Vers lui toujours encore », « Tu  trouves  ici la paix », l’artiste savait renforcer son effet par des sons d’une extraordinaire ferveur. Mais au dernier vers répété, à ce « Tu trouverais ici la paix », il chantait le « trouverais », la première fois avec une plénitude nostalgique, la seconde fois dans un trémolo ténu.  Thomas Mann, La Montagne magique, 1924, trad. Maurice Betz, 1931.



Peter Anders - Schubert: Winterreise, D.911: 5. Der Lindenbaum ℗ 1960  4 :30
Der Lindenbaum 
 Am Brunnen vor dem Tore              Près de la fontaine, devant la Porte,
 Da steht ein Lindenbaum;                Se dresse un vieux tilleul.
 Ich träumt' in seinem Schatten         À son ombre, 
 So manchen süßen Traum.               j´ai fait de si doux rêves !

 Ich schnitt in seine Rinde                J´ai gravé dans son écorce,
 So manches liebe Wort;                   Tant de doux mots d'amour.
 Es zog in Freud' und Leide              Dans la joie ou dans la peine,
 Zu ihm mich immer fort.                 toujours, je revenais à lui.

 Ich mußt' auch heute wandern        Il fallait pourtant que je poursuive ma route,
 Vorbei in tiefer Nacht,                     dans la nuit épaisse.
 Da hab' ich noch im Dunkeln          Là, dans l´ombre à minuit demeuré,
 Die Augen zugemacht.                    j´ai fermé les yeux.

 Und seine Zweige rauschten,          Et ses branches bruissaient
 Als riefen sie mir zu:                       comme pour me ramener à lui :
 Komm her zu mir, Geselle,             « Viens me rejoindre, mon ami :
 Hier find'st du deine Ruh' !             tu trouveras ici le repos! »


 Die kalten Winde bliesen                Une bise glacée se mit à souffler,
 Mir grad' ins Angesicht;                  et vint me fouetter le visage.
 Der Hut flog mir vom Kopfe,         Mon chapeau s´envola,
 Ich wendete mich nicht.                  … et je ne me retournai pas.

 Nun bin ich manche Stunde           Maintenant des heures et des journées
 Entfernt von jenem Ort,                 me séparent de ce paisible asile ;
 Und immer hör' ich's rauschen:      Et pourtant, j´entends encore la voix qui m´appelle :
 Du fändest Ruhe dort !                   « Ici, tu trouverais enfin le repos ! »

↑ inflexion L'inflexion chantante des voix provençalesSa voix prenait des inflexions plus molles, sa taille aussi ; quelque chose de subtil qui vous pénétrait se dégageait même des draperies de sa robe et de la cambrure de son pied. Flaubert, Madame Bovary  [Une femme que l´adultère embellit]
<Il chantait>  avec des inflexions roucoulantes, et des tortillements de vierge effarouchée, et le dégueulasse accent polak illuminait les plus obscurs sous-entendus. Roger Ikor.
Ce garçon est désormais un homme. La voix est grave et mâle; mais, à tout instant, elle a des inflexions naïves et presque puériles. Georges Duhamel.

Références
↑ Pavol Breslik  Pavol Breslik (Sänger)   Morgen (R. Strauss) Paroles et traduction

↑ Franz Schubert - Winterreise | Pavol Breslik, Robert Pechanec (Eufonie 2022)

↑ Donizetti  Una furtiva lagrima  

↑ Flaubert Thomas_Mann

<> 20/11/2024


lundi 30 septembre 2024

Charabia savant

"J´adore son jargon à la con !" 

Le charabia savant se distingue du charabia de l´illettré par l´emploi pompeux de mots  empruntés aux sciences sérieuses. Cet oxymore dénonce le péché des faux-penseurs. > Gourou Ψ

Le fatras psi avec son gloubi boulga ronflant prospère sur la crédulité  des malades. Cultiver l´obscurité délibérée favorise l´arnaque. 

Bide, bidon, Discours entortillé cachant le creux du rien, la bouillie psy remplit la bourse. 

Au palmarès des savanteaux, Maître incontesté du pot au noir, gourou jalousé, parangon indépassable, Diafoirus de la Mole,  Lacan surclasse le mysticisme quantique de Jacline Lépinard ; car le charabia savant peut éblouir les crétins du Net, mais il ne permet pas toujours de s´offrir une deuxième Ferrari.

◊ Peu importe de sortir des conneries ; le pis est d´en faire une spécialité.[1] — (Montaigne)

Exemples de jargon :

L'érographe goûte le livre comme une version apéritive du jouir: [un FERNET BRANLA en somme]

Le mouvement du désir est un déplacement infini sur la ligne des projections métonymiques. — (Sjef Houppermans) 

Le désir est jubilation métonymico-métaphorique et détresse métaphorico-métonymique, à la fois.

La belle âme dit la vérité. Elle baigne dans la génialité de son Soi. Elle s´habite sans sortir de chez elle. - (Simon Trempe)

Peu importe de dire des conneries… ; le pied, c´est quand les gens y croient. — (Gérard Miller)

L´astuce

Un mot rare ou technique est détourné de son emploi habituel, et sert à toutes les audaces de style. L´exemple de capiton.

«capiton ​​​n. m. Bourrelet dans un tissu capitonné. Amas de graisse sous la peau. Son torse est tellement accidenté d'énormes capitons que cela doit le gêner. Point de capiton. C’est « ce point, autour de quoi doit s’exercer toute analyse concrète du discours ». (Lacan)

Emploi de capiton en charabia psi:

Tous les désirs sont à la recherche d´un point de capiton, d´une crypte, de tours de terrasses et de créneaux, d´un tarmac qui n´empêche pas l´horizon d´être toujours présent.

Le point de capiton permet, au-delà de ce qui est dit, de répondre aussi à la question : « Où ça veut en venir ? ». Figure de bord donné au vide, le point de capiton est donc un nœud.
Cet entour produit, en feedback, le bouclage d’un énoncé jusque-là resté ouvert, en attente d’un vouloir dire. — (Michèle Harroch)

Aussi s'agira-t-il d'attraper dans le discours maniaque un mot, une idée, pouvant servir de point d'arrêt, de point de capiton. — (Damien Guyonnet)

L’interprétation arrête, balise et relance le discours langagier. Elle est le point de capiton qui coud l'inconscient au conscient et en arrête la dérive et les agissements.  — (Henri Mialocq)

L’obstacle se construit dans un entre-deux plutôt que dans un entre-soi. C'est en quelque sorte un point de capiton des significations possibles. — (Sylvie Canat) 

Et si tout s'équivaut, si tout est en résonance et s'il n'y a pas de points de capiton, comment tient le corps ? — (Olivier Douville)

De ce fait, l'enfant est renvoyé psychiquement à la rupture d'un point de capiton. — (Arlette Pellé)

La référence clinique et le travail institutionnel groupal permettent de fabriquer un point de capiton entre un passé et un avenir. — (Éducation inclusive)

Le point de capiton du beau nœud freudien nous a menés au « nœud bo » lacanien. — (Michèle Harroch)

L’obsessionnel semble avancer d’un point de capiton à l’autre, donnant au discours une fixité, voire une rigidité, qui entrave l’émergence de l’inconscient. C’est ce qui donne à l’occasion l’impression qu’un rempart le sépare de son inconscient, transformant en événement l’apparition de chaque formation de l’inconscient. 
L’hystérique ne se défend pas de la fluidité du rapport entre signifiant et signifié. D’où son rapport immédiat et sa tolérance à l’inconscient et à ses irruptions de vérités successives et contradictoires. — (Gil Caroz)

Il arrive à tout le monde de proférer des platitudes ; le malheur est de s´y tortiller la nouille. [1]  — (Montaigne)

 

 <> Achrienne bathmologie.

On a évidemment des degrés dans le « ce que ça veut dire ». (Lacan)

>> Tout bavard peut sortir une perle ; le malheur, c´est quand on se donne du mal pour la pondre. [1]— (Montaigne)

 
 Il était, délibérément ou non, un redoutable charmeur. Il s'appelait Jeremy. Il venait de la Virginie.
Il m'a regardé, il m'a lancé un de ses fameux sourires, qui se savent irrésistibles. Il était encore plus beau que je ne m'en souvenais. Une beauté du Sud.
Ils m'ont expliqué que Pierre ne viendrait pas, ce dont Tony ne cachait pas sa satisfaction.

J'ai commandé une sorte de salade de poulet, au nom ronflant.

Dans la conversation du dîner, il y eut deux massifs, dont je ne sais lequel a précédé l'autre. Disons, à tout hasard, qu'il fut d'abord question de Barthes.
— « Je me demande si tu ne confonds pas, ici, un au-delà avec un en-deçà. »
— « Barthes est toujours un pas plus loin : pour lui, il faut qu'aucun discours ne s'impose.
— « Il faut être plus précis, il faut distinguer des couches de discours.»
 « Oh, je vous en prie, tous les deux. Je ne vois pas ce que ce pauvre Boudinet a à voir avec le Goulag. »

 Malheureusement, début d'ivresse ou nervosité, j'étais lancé :

 —  « On ne peut pas amalgamer les gens qui disent apparemment la même chose. Il faut toujours tenir compte des degrés. C'est la métaphore de la spirale, on ne peut pas l'éviter si on parle de Barthes. C'est un des grands problèmes du texte moderne. Parce que la Doxa est fluide, multiple, polycéphale, contradictoire, toujours prête à se prétendre de votre côté, il faut mettre au point, contre elle, des machines cafouilleuses, des appareils polymorphes, des textes insincères, sédimentés, contradictoires. Barthes est seulement en avance. Au fond, ce qu'il conteste, — et ce n'est d'ailleurs pas le mot, ce n'est pas le discours dominant, c'est le suivant, celui qui se prépare à prendre la relève, à dominer à son tour. »

 Maintenant ils souriaient tous les deux. Est-ce qu'ils étaient en train de se foutre de moi, et de mes envolées? Mamie ! Boudinet ! Je me demandais ce qui m'avait pris. En tout  cas, si grâce à eux je ratais ce trick-là, ils n'auraient pas fini de m'entendre ! — Renaud Camus, Tricks, 1979.

« Le lieu de maîtrise également connu sous le terme d'internalité décrit le degré selon lequel un individu croit pouvoir influencer les autres, et maîtriser les événements de sa vie.

  Dans le brouillard de la pensée, éclot la bébête immonde. — (Jacline Lépinard)

Les universitaires médiocres et surtout les psys,  affectionnent un charabia savant, car ils espèrent couvrir leur ignorance crasse d'un curieux mélange. étrange et surprenant, inbittable réseau de mots truqués, techniques ou fabriqués. — (John Locke)

💋 Nous connaissons les répercussions de ce desserrage des boussoles chez ceux qui cherchent à s’extraire de cette liquidité ambiante en se capitonnant ailleurs, dans des lieux lointains. — (Gil Caroz)

>> Pour les amateurs de vélo bicyclette :
On place le démonte cassette dans la boussole de serrage à l'opposé du fouet à chaîne et on pousse conjointement sur les deux. La boussole va bouger doucement. Le mieux est de dévisser complètement la boussole avec le démonte-cassette. Il y a peu de prise du fait de la forme et du cambouis éventuel.
De la graisse, on en met aussi sur le filetage de la boussole de serrage.
Français courant :  Perdre la boussole, perdre le nord, devenir fou.

 « Picon, Capito, capicon, capiton, Tu fais bla bla bla , au  clan des Chaussettes noires. »  écouter

# L´avis des doctes:

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement

Et les mots pour le dire parviennent aisément. — Boileau, Art poétique, 1674.

 Les gourous psy, les gourous du goût, les mamamouchis de la mise en marché et les ayatollahs de la pub inclusive s’unissent pour éduquer le con-sommateur et le bulot qui dort en nous.

Voltaire : « Les idées fausses ont toujours quelque chose de bavard et de brillant ».

Concours de galimatias :

« Que voulez-vous dire avec votre galimatias et vos sottises ? » Molière, Monsieur de Pourceaugnac, 1669.

Ex.: Lorsque la paranoïa est guérie par le délire, on constate une fixité du capitonnage de la jouissance dans le moi mégalomaniaque et dans l’Autre persécuteur.
La course-poursuite des signifiants dans l’état maniaque, et le discours métonymique du schizophrène semblent peu pourvus en points de capiton, sauf à s’organiser ponctuellement de façon paranoïde.
La beauté en tant que stimulus supranormal est avant tout un canon de la sexualité. 
 
Phase de délire. C’est dans cette zone dit Lacan que se manifeste la beauté telle qu’elle se manifeste pour les deux cas <de psychose> analysés aujourd’hui. Instant de perte de continuité entre soi et le monde, instant de la perception de l’irreprésentable de la seconde mort, comme en ce point exact de la rencontre du regard et de la lumière sur le miroir courbe où surgit l’anamorphose.
Ici s’indique le Beau dans sa fonction, de ne pas être essence, de n’exister pas en dehors du Transfert. Lacan, pourrait nous extraire de l’aporie d’une esthétique qui pense l’Art contemporain à partir du nihilisme, de ces "fenêtres sur le chaos" comme dit Castoriadis, qui pense l’Art contemporain comme séparé de la notion de Beau désormais illégitime depuis le "merde à la Beauté" de Dada. (Esther Tellerman)
 

« Charlatanisme quantique
L´imposture simiesque atteint des sommets avec la Mécanique quantique à la sauce gourou.

# cuistrerie
Les cuistres impressionnent par leur suffisance ; mais le miracle des imposteurs, c´est qu´ils finissent par croire à leurs fadaises. — (Ludovic Naudeau)
Il est des temps et des lieux, où le grave et le sérieux ne valent pas de prétentieuses sornettes. — (Victor Méric)

# pédagogie : Érasme dénonce d’une part, le pédantisme et la cuistrerie des maîtres et, d’autre part, la pratique des châtiments corporels à l’école.
La fessée n´était pas rare à l´époque. Elle venait en soutien à la pédagogie innovante des bons Pères.
Dans les collèges jésuites, la déculottée était administrée par un cuistre de réfectoire, un solide gars de la campagne.

Le vrai champ et sujet de l´imposture sont les choses inconnues. — (Montaigne)
 
# philosophie 
L'alternative hégélienne à l'approche traditionnelle du caractère inachevable de l'entreprise de la connaissance empirique n'est ni éliminativiste ni quiétiste. — (Robert Brandom)  
 

« Critique littéraire. Le document est en mesure, par sa capacité à faseyer entre transparence et opacité en toute clarté si l'on peut dire, de troubler l'opposition entre pragmatique et esthétique.  — (Jean-Patrice Courtois)

Concours de charabia

A whiter shade of pale - Signification.  — Cacographie appliquée à un tube.
 
 > Il se passe beaucoup de choses dans «A Whiter Shade of Pale». Outre le Bach du 17ème il y a aussi des références aux goûts du meunier, «16 vierges vestales» et «Neptune» qui donne vraiment aux paroles une sensation mythologique et ésotérique.

> Il est évident que le chanteur et l'autre sujet de la chanson, son intérêt romantique, sont ensemble dans une sorte de décor de fête. L'implication est également qu'ils sont assez écrasés - c'est-à-dire ivres - et sur le point de consommer encore plus d'alcool. En d’autres termes, c’est comme si eux et les autres dans la salle passaient un très bon moment sans soucis.

> Refrain 
C’est alors dans le chœur que nous sommes introduits à la phrase titulaire, elle-même étant une allégorie provocante, disons ouverte, en elle-même. La raison pour laquelle «son visage… a pris une teinte plus blanche de pâleur» est parce qu´elle en est venue à éprouver un niveau élevé d'inconfort émotionnel. Et la raison pour laquelle elle est mal à l'aise est  parce qu'elle utilise le même paramètre susmentionné pour faire savoir au chanteur qu'elle le quitte en fait.

> En effet, nous voyons au début du deuxième verset qu'elle n'a aucune raison discernable - ou du moins admise - de le quitter. Et cela conduit bien sûr le chanteur lui-même à se demander pourquoi exactement cela se passe. Mais dans l'ensemble, cela ressemble à l'un de ces types de scénarios où la fille à la maison a essentiellement pris conscience que le moment est venu pour elle de passer à autre chose.

 En conclusion

Et encore une fois, essayer de donner trop de sens aux paroles qui viennent après ce point peut s'avérer être une course d'idiot. Par exemple, les deux derniers couplets de la chanson sont complètement omis des versions standard de «A Whiter Shade of Pale». On ne sait pas exactement pourquoi cela s’est produit. Cependant, c'est probablement dû au fait qu'ils prêtent vraiment à confusion. Mais en fin de compte, le sentiment concluant du chanteur semble s'apparenter à accepter joyeusement que sa copine a en effet décidé de se séparer.

« Procol harum », le nom du groupe est fantaisiste : cela ne veut rien dire en latin ; la consonance latine est trompeuse, mais pédante elle inrigue. L´intention était peut-être d´accrocher l´attention des fêtards par un relent de religiosité catholique.

Procol Harum est dans l'ensemble une merveille d'un seul coup, cette chanson étant leur seul succès.

>> On peut dire sans exagérer qu´ici le commentaire érudit surclasse l´obscurité du texte lui-même. 

Résumé.  L´imposture de la vulgarisation en Sciences Humaines. Lacan - point de capiton - lieu de maîtrise. Discours psy, Charabia, gloubi boulga, Diafoirus poudre aux yeux, mumbo jumbo. Escroquerie.

Note
↑1- Personne n'est exempt de dire des fadaises : le malheur est, de les dire curieusement. — Montaigne, Essais, 1595. III, 1 - De l´utile et de l´honnête, Céard, p. 1231.

 
↑♦ Boileau Renaud_Camus Montaigne Voltaire


  <> 10/10/2025

Je l´ai lu dans Wikipédia.

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