samedi 7 février 2026

Homosexualité grecque













HomophilieAmour des mâles - Pédérastie  Sport

Contrairement à une idée reçue, les Grecs n´étaient pas du tout pédés. — (Georges Devereux)

"La Grèce, pour moi, c´est l´Olympe de la pensée." (Stivi tue la Sorbonne

Pour Michel Foucault, il n´a pas d´ « homosexualité grecque », parce que les Grecs ne connaissaient pas nos mœurs bourgeoises, jansénistes. Les Grecs n´aimaient pas les sexes, mais la Beauté. Ils désiraient l´âme, bien avant qu´un prophète sorti du sable, n´invente la sauce blanche, le Royaume sans mecs, où papotent des castrats en jupes de vertu.[1]

Alcibiade, par ses racontars, ruinait l´aura des pédotribes. — Lacan, Alix au pays des Tantes, 1966.

Les Grecs n’ont jamais considéré que leurs dieux eussent édicté des lois terrestres régissant la manière dont chacun devait vivre, jusque dans son intimité sexuelle. — (Nicolas Cartelet)

Les bigots en revanche revendiquent le mariage comme seule Loi pour les mortels, comme au temps béni des Bédouins pieux et pillards. [2]

 La pédérastie grecque trouve son origine dans le passé tribal des Hellènes, et un renouveau chez les Wandervögel du Brandebourg.

Lorsque le moment était venu pour un garçon (poil au menton) d’embrasser le clan des durs, il quittait la tribu en compagnie d’un  mec expérimenté pour aller faire du camping.

Les Grecs utilisaient l’amour entre soldats pour stimuler leur courage au combat.

>> Lors de la guerre Lélantine entre les Érétriens et les Chalcidiens, avant une bataille décisive, les Chalcidiens appelèrent à l’aide un cavalier fameux, le Thessalien, Cléomaque de Pharsale. Il répondit à leur demande, amenant son amant à regarder. Dans la charge contre les Érétriens, il fit gagner les Chalcidiens au prix de sa propre vie. Les Chalcidiens lui érigèrent une tombe sur la Place du marché en signe de gratitude immortelle.
­Source : Plutarque, Dialogue sur l´amour, trad. Bétolaud, 1870. - Œuvres morales, T. 3 Hachette.
Jeux grecs d´époque.









 Coupe attique du Vè s. avant. J:C:


infraction à la loi des sexes n´existe pas : les éphèbes n´épluchaient pas le soir, à la chandelle, l´Œuvre exquise du Pasteur Moshé. Leurs érastes  ignoraient qu´un Dieu unique eût dicté aux peuples le détail de leur vie quotidienne, de la cuisine jusqu´au lit et au PQ. 

> Toute Écriture est inspirée de Dieu et est utile au chrétien. Chacune des lois de l’Ancien Testament nous révèle quelque chose au sujet des attributs de Dieu et de la nature de notre obéissance. (Kevin DeYoung)

Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination. - (Lévitique 18.22).
Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable ; ils seront punis de mort : leur sang retombera sur eux. - (ibid. 20.13).

>> Le Royaume de Dieu n´appartient pas aux parricides, aux trafiquants d´esclaves, aux hommes qui couchent avec les hommes, aux fornicateurs ni aux violeurs, ni aux adultères. — (Saint Paul)

Doux nœud










Textes homos   (choix)

↑ Platon, Le Banquet  > remacle
↑ Anthologie palatine Livre XII - La Muse Garçonnière > remacle ; Straton > remacle
↑ Virgile Formosum pastor Corydon (Bucoliques, 2ème Églogue) 
↑ Horace   Garçons cruels  > Catulle Je t´ai pris Juventius...
↑ Martial passim
↑ Jean-Claude Pascal, Nous, les amoureux - 1961  2:56
 
Notes
1- Michel Foucault, L´usage des plaisirs, 1984.
2-  « Le mot même de Loi, qui, depuis les Septante, Josèphe et saint Paul, est communément employé comme traduction de Torah (nomos en grec), ne rend pas la richesse complexe du terme hébraïque.  Loi, en français a quelque chose d'étroit, de formaliste.» Daniel-Rops, Le Peuple de la Bible, IV, III. 1943.

Références

­↑Encyclopédie_universelle.fr-academic  Homosexualité > La relation au phallus. GBiTQ+
↑ P. van Limburg Brouwer, Histoire de la civilisation morale et religieuse des Grecs, 1838.
Félix Buffière, Éros adolescent, la pédérastie dans la Grèce antique, 1980.
↑ Kenneth J. Dover, Homosexualité grecque, 1978. Trad. Suzanne Saïd, 1982.
­↑ Luc Brisson, Préface au Banquet de Platon, GF 2007.
↑ Julie Mazaleigue-Labaste, De l'amour socratique à l'homosexualité grecque, 2013
↑ Bernard Champion,  L’homosexualité grecque, 2017
Bible INDEX    
Vues 5 

<> 20/04/2026   

Je l´ai lu dans Wikipédia.



 

mercredi 4 février 2026

Montaigne relu

 











Montaigne I, 23 – Clémence d´Auguste

Livre I, chapitre XXIII Divers événements de même conseil, éd. Céard  193-194.

Récit tiré de Sénèque, De clementia, I, ix. Il sera reproduit par Corneille en tête de l'édition originale de Cinna.

L'Empereur Auguste étant en la Gaule, reçut certain avertissement d'une conjuration que lui brassait L. Cinna, il délibéra de s'en venger ; et manda pour cet effet au lendemain le conseil de ses amis : mais la nuit d'entre-deux il la passa avec grande inquiétude, considérant qu'il avait à faire mourir un jeune homme de bonne maison, et neveu [petit-fils] du grand Pompeius : et produisait en se plaignant plusieurs divers discours.

Quoi donc, faisait-il, sera-t-il dit que je demeurerai en crainte et en alarme, et que je laisserai mon meurtrier se promener cependant à son aise ? S'en ira-t-il quitte, ayant assailli ma tête, que j'ai sauvée de tant de guerres civiles, de tant de batailles, par mer et par terre ? et après avoir établi* la paix universelle du monde, sera-t-il absous, ayant délibéré non de me meurtrir seulement, mais de me sacrifier ? Car la conjuration était faite de le tuer, comme il ferait quelque sacrifice. Après cela, s'étant tenu coi quelque espace de temps, il recommençait d'une voix plus forte, et s'en prenait à soi-même : Pourquoi vis-tu, s'il importe à tant de gens que tu meures ? n'y aura-t-il point de fin à tes vengeances et à tes cruautés ? Ta vie vaut-elle que tant de dommage se fasse pour la conserver ? Livia sa femme le sentant en ces angoisses : Et les conseils des femmes y seront-ils reçus, lui dit-elle ? Fais ce que font les médecins, quand les recettes accoutumées ne peuvent servir, ils en essayent de contraires.

Par sévérité tu n'as jusques à cette heure rien profité [obtenu] : Lepidus a suivi Savidienus, Murena Lepidus, Caepio Murena, Egnatius Caepio.* Commence à expérimenter comment te succéderont la douceur et la clémence. Cinna est convaincu, pardonne lui ; de te nuire désormais, il ne pourra, et profitera à ta gloire.

 Auguste fut bien aise d'avoir trouvé un avocat de son humeur, et, ayant remercié sa femme et contremandé ses amis, qu'il avait assignés au Conseil, commanda qu'on fît venir à lui Cinna tout seul : Et ayant fait sortir tout le monde de sa chambre, et fait donner un siège à Cinna, ** il lui parla en cette manière : En premier lieu je te demande Cinna, paisible audience : n'interromps pas mon parler, je te donnerai temps et loisir d'y répondre. Tu sais Cinna que t'ayant pris au camp de mes ennemis, non seulement t'étant fait mon ennemi,

 *Suit une liste de conspirateurs : Q. Salvidienus Rufus, condamné à mort en 40 av. J.-C. ; M. Lepidus, fils du célèbre triumvir, dont le complot fut éventé en -30 ; celui de Terentius Varro Murena et de Fannius Caepio, en -22 ; enfin Rufus Egnatius, condamné à mort en -20. 

** On restait debout devant l'empereur (« Prends un siège, Cinna, prends »). 13. de m'écouter calmement. 

 mais étant né tel, je te sauvai ; je te mis entre mains tous tes biens, et t'ai enfin rendu si accommodé et si aisé [pourvu de biens], que les victorieux sont envieux de la condition du vaincu : l'office du sacerdoce que tu me demandas, je te l'octroyai, l'ayant refusé à d'autres, desquels les pères avaient toujours combattu avec moi : t'ayant si fort obligé, tu as entrepris de me tuer. À quoi Cinna s'étant écrié qu'il était bien éloigné d'une si méchante pensée : Tu ne me tiens pas Cinna ce que tu m'avais promis, suivit Auguste : tu m'avais assuré que je ne serais pas interrompu : oui, tu as entrepris de me tuer, en tel lieu, tel jour, en telle compagnie, et de telle façon : et le voyant transi de ces nouvelles, et en silence, non plus pour tenir le marché de se taire, mais de la presse de sa conscience : Pourquoi, ajouta-t-il, le fais-tu ? Est-ce pour être Empereur ? Vraiment il va bien mal à la chose publique, s'il n'y a que moi, qui t'empêche d'arriver à l'Empire. Tu ne peux pas seulement défendre ta maison, et perdis dernièrement un procès par la faveur d'un simple libertin. Quoi ? n'as-tu moyen ni pouvoir en autre chose qu'à entreprendre Caesar ? Je le quitte, s'il n'y a que moi qui empêche tes espérances. Penses-tu, que Paulus, que Fabius, que les Cosséens et Serviliens te souffrent ? * et une si grande troupe de nobles, non seulement nobles de nom, mais qui par leur vertu honorent leur noblesse ? Après plusieurs autres propos (car il parla à lui plus de deux heures entières) Or va, lui dit-il, je te donne, Cinna, la vie à traître et à parricide, que je te donnai autrefois à ennemi : que l'amitié commence de ce jourd'hui entre nous : essayons qui de nous deux de meilleure foi, moi t'aie donné ta vie, ou tu l'aies reçue. Et se départit d'avec lui en cette manière. Quelque temps après il lui donna le consulat, se plaignant de quoi il ne le lui avait osé demander. Il l'eut depuis pour fort ami, et fut seul fait par lui héritier de ses biens. Or depuis cet accident, qui advint à Auguste au quarantième an de son âge, il n'y eut jamais de conjuration ni d'entreprise contre lui, et reçut une juste récompense de cette sienne clémence.

* AEmilius Paulus, descendant du grand Paul Émile, le vainqueur de Pydna (-168) ; Fabius Maximus, de la famille du Cunctator qui tint tête à Hannibal ; les Cossus et les Servilius, grandes familles patriciennes.  

Essais II, 12 - Apologie de Raimond Sebond

875 Les choses qui nous viennent du ciel, ont seules droit et autorité de persuasion, seules marque de vérité : laquelle aussi ne voyons-nous pas de nos yeux, ni ne la recevons par nos moyens : cette sainte et grande image ne pourrait pas en un si chétif domicile, si Dieu pour cet usage ne le prépare, si Dieu ne le réforme et fortifie par sa grâce et faveur particulière et supernaturelle.

877  J'appelle toujours raison, cette apparence de discours que chacun forge en soi : cette raison, de la condition de laquelle, il y en peut avoir cent contraires autour d'un même sujet : c'est un instrument de plomb, et de cire, allongeable, ployable, et accommodable à tout biais et à toutes mesures : il ne reste que la suffisance [capacité] de le savoir contourner.

* Les chiffres renvoient à la pagination de l´édition Céard, 2001.

↑ Montaigne  INDEX

<> 17/04/2026


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